Décès du Dr Gilles Daubinet

Hommage

Décès du Dr Gilles Daubinet

Chers amis de la SFA,
C’est avec une très grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Gilles Daubinet, l’un des premiers membres titulaires de notre chère Société.


Gilles, 

Nous sommes tous choqués de ta disparition. Qui pouvait imaginer il y a moins de un an que tu allais nous quitter si vite. Je me souviens encore de ton arrivée dans le groupe des arthroscopistes d’Épinay il y a un peu plus de 40 ans. Nous t’avons accueilli, jeune médecin rééducateur, sportif éclectique. Tu excellais dans le rugby, les Biterrois doivent encore se souvenir de toi. Le tennis a été ta grande passion et une motivation importante. Tu t’es impliqué dans ce sport très rapidement, prenant en charge l’équipe féminine. Amélie Mauresmo a bien évoqué les rapports étroits que tu as eus pendant des années avec cette équipe.

De petits problèmes de poignet t’ont fait découvrir le golf un peu plus tard et comme toujours tu as excellé dans cette discipline.

Quand tu as découvert l’arthroscopie, ton sens de l’observation, ta rigueur dans le travail et dans l’approche de cette nouvelle discipline t’ont emmené vers des sommets. Je peux témoigner de tes débuts rapides à une époque où cette technique était encore loin d’être acceptée par tous. Rapidement ton intérêt s’est porté vers l’exploration et le traitement des pathologies de l’épaule et du coude. Là encore, tu as tout fait pour tendre vers la perfection. Nous t’avions donné les bases et tu as voulu connaitre ce que faisaient ceux qui étaient considérés comme les références dans ce domaine jusqu’à devenir une référence toi-même.

Ton implication dans le tennis t’a amené à pratiquer plus que beaucoup d’autres des arthroscopies du coude. Nous faisions, toi et moi, une « course » au nombre à une époque, sans nous copier. Il a fallu que j’arrête d’opérer au moment de ma retraite pour que j’aille te voir intervenir. En te voyant faire j’avais l’impression que tes gestes étaient le prolongement de ma pensée. Nous avions évolué en parallèle de la même manière. C’était un bonheur de te voir faire. Ton expérience et ton implication à vouloir toujours être le meilleur faisaient que ton geste était simple, beau et efficace. C’était du Federer, pas du Nadal, avec tout le respect que je lui dois.

Je passe sur ton aisance dans la scopie de l’épaule et des autres articulations hormis la hanche.

Tu vas plus que nous manquer, tu as été un opérateur et un formateur de très haut niveau, étonnant par ton aisance, fruit d’une expérience et d’un long travail continu de mise à jour.

Tu laisses un vide dans nos pensées et dans notre profession que nous ne pourrons pas combler de sitôt.

Au revoir l’artiste.

Dr Jean-Paul Bonvarlet

Pr Thomas Bauer - Président